Le Fonds Haïtien pour la Biodiversité, aujourd’hui

Le Fonds Haïtien pour la Biodiversité est une institution de financement durable pour la protection et la valorisation des ressources naturelles et des écosystèmes en Haïti. Le FHB a pour but de soutenir la conservation de la biodiversité et le développement durable au profit de la population haïtienne, en finançant la conservation.

Créé en 2018 et reconnu par l’État haïtien en 2020 suite à la publication faite dans le journal officiel Le Moniteur, le FHB travaille en collaboration avec de nombreuses institutions locales et internationales, dont le Ministère de l’Environnement haïtien, la Banque Mondiale, la Banque interaméricaine de développement, le Carribbean Biodiversity Fund ou l’Agence Française de Développement.

Le FHB est aussi un mécanisme de financement durable, régulier et à long terme, des acteurs performants. L’institution assure la gestion de la biodiversité à travers les dix départements du pays en permettant aux partenaires locaux, que ce soit dans la sphère publique ou dans la société civile, d’obtenir les moyens financiers de manière stratégique et transparente.

La conservation et le développement durable dans le domaine de la biodiversité restent un défi majeur pour les acteurs locaux. La création du Fonds constitue une lueur d’espoir dans la prise en charge de l’environnement, de la biodiversité à un moment où elle est loin d’être une priorité pour les autorités étatiques. L’insécurité prend tout en otage et place cette richesse naturelle au second plan, alors que l’avenir de milliers d’espèces est menacé. C’est un instrument de financement des projets de développement durable, de conservation de la biodiversité et d’adaptation au changement climatique.

Le FHB a pour mission de soutenir la conservation de la biodiversité marine et terrestre en Haïti, avec et au bénéfice des populations. Il est indépendant de l’État, apolitique, philanthropique et orienté vers les résultats et le partenariat. C’est une organisation à but non lucratif qui jouit d’une personnalité juridique et de tous ses attributs.

Le FHB, aujourd’hui.

Si l’année 2024 a été marquée par des troubles sociopolitiques, retardant ainsi la matérialisation de nombreux projets, 2025 est celle de l’expansion et de la consolidation. Le FHB, dans le cadre de ses différents projets, réoriente son plan stratégique, renforce sa capacité d’adaptation, multiplie ses efforts et s’engage davantage à tisser des liens de confiance et de transparence avec ses partenaires locaux et internationaux. Les équipes de l’institution sont on ne peut plus dynamiques et motivés pour bien jouer leur partition. Les décisions prises en concertation avec les différents membres ont toutes pour objectif de faire progresser le FHB et aussi de contribuer à son expansion à travers les activités réalisées et des actions concrètes sur le terrain.

L’insécurité croissante représente une menace pour les projets et pour les équipes du FHB, mais l’institution refuse de céder à la paralysie.

Face à cette réalité, le FHB est prêt à affronter les défis avec une volonté renouvelée, en réorganisant ses priorités et en faisant des choix pragmatiques pour continuer à accomplir sa mission malgré les circonstances difficiles.

Aujourd’hui, le FHB entre dans une période de consolidation des réalisations existantes et d’intensification des efforts pour démontrer qu’il est possible de construire, de progresser et de protéger, même face aux défis.

Entre Résilience et Détermination, le FHB s’affirme

Les crises sociopolitiques qui secouent le pays depuis des décennies représentent une menace pour la diversité biologique, considérée comme le patrimoine naturel d’Haïti. S’ajoute à cela, l’insécurité accrue qui frappe de plein fouet des milliers de familles, les obligeant à se réfugier dans des camps, ou encore le chômage, entre autres. Une situation alarmante qui pousse de paisibles citoyens, issus d’horizons divers, à placer inévitablement la biodiversité au second plan, ce qui n’est pas sans conséquences directes.

Au milieu de ce marasme, survit une population qui espère en un lendemain meilleur, dans un environnement sain, propre où la biodiversité a toute sa valeur. Et c’est dans cette résilience du peuple Haïtien que croit le Fonds Haïtien pour la Biodiversité. La capacité de chaque citoyen de continuer à lutter pour sa survie et la détermination de travailler davantage malgré les embûches font l’unanimité et c’est au coté de cette population résiliente que le FHB s’affirme en tant qu’institution qui incarne l’espoir.

L’année 2025 symbolise une période de continuité pour le FHB. C’est une année dédiée à la consolidation des réalisations existantes et à l’intensification des efforts pour prouver qu’il est possible de construire, de progresser et de protéger, malgré les défis. Les obstacles sont majeurs mais la vision, la mission et les valeurs restent inchangées :

Continuer à préserver des zones de ressources naturelles prioritaires pour la biodiversité ; renforcer les capacités des acteurs locaux en matière d’exécution de programmes et de projets liés à la biodiversité ; appuyer des activités de développement durable générant des bénéfices tangibles pour les communautés locales haïtiennes ayant rapport à la conservation de la diversité biologique ; développer des synergies entre les différents acteurs permettant de mobiliser des fonds nécessaires au maintien de la biodiversité ; soutenir la sensibilisation de la communauté sur les programmes de protection de la biodiversité et d'éducation relative à l'environnement ; et fournir des appuis financiers à des organisations qui contribuent à la mission du FHB à travers des projets liés à la sauvegarde de la biodiversité.

Les leçons de 2024 ont montré l'importance de concentrer les efforts dans les zones où les conditions permettent d'obtenir un impact significatif. Les autres régions ne seront pas abandonnées pour autant, mais les interventions doivent être adaptées afin d’obtenir des résultats concrets sans risquer inutilement les équipes et les partenaires. Ces mesures sont adoptées après une réflexion approfondie et correspondent à notre engagement.

En 2025, les projets se poursuivront avec détermination. Les priorités incluent l’expansion des initiatives durables comme l’apiculture et la gestion communautaire des ressources naturelles, en intégrant davantage les communautés locales dans la planification et l’exécution des projets. Ces actions visent à protéger la biodiversité et à offrir des opportunités durables aux populations concernées.

La Biodiversité, un pari à gagner en 2025

Dans le sixième rapport national sur la biodiversité en Haïti qui a été publié par le Ministère de l’environnement, plus de 5 000 espèces de plantes vasculaires ont été enregistrées dans la flore d’Haïti dont 36 % sont endémiques. On retrouve 300 espèces d’orchidées, 330 espèces de rubiacées, 600 espèces de fougères, 3 espèces de conifères, dont le Pinus occidentalis et 14 243 ha de mangroves.

Au total, 13 aires protégées représentant 6,2 % du territoire soit une superficie de 173569 ha sont recensées dans la législation du pays. Près de 2 000 espèces animales se trouve dans la faune dont 75 % sont endémiques, avec 900 espèces de poissons, 3 espèces de mammifères, 120 espèces de reptiles et 58 espèces d’amphibiens dont 49 sont en voie d’extinction. En plus des formations les plus importantes d’Estère (8 940 ha) et de Caracol (3 990 ha), il existe une réserve vierge dans l’Artibonite : Exutoire du Salé Flood Way.

Des données sur la richesse de la diversité biologique, un patrimoine naturel, qui fait d’Haïti l’un des pays les plus riches dans la région caraïbéenne. Grâce à la variété et à la diversité de ces écosystèmes qui regorgent un ensemble d’espèces animales et végétales endémiques répartis à travers les six écorégions notamment les forêts humides, sèches et des Pins, les mangroves, entre autres, plusieurs espèces de faune, de flore et de microorganismes abondent dans le pays.

Toutefois, cette biodiversité dont notre survie en dépend, ne cesse de se détériorer. La surexploitation des ressources forestières (Parc La visite, Parc Macaya et forêt des Pins) et halieutiques, la coupe excessive et remblaiement des zones de mangroves, le manque d’éducation, la mauvaise gouvernance, autant de facteurs liés aux mauvaises pratiques de nature humaine qui fragilisent la biodiversité y compris ceux qui sont environnementaux comme la pollution, la mauvaise gestion des déchets, la fragmentation et l’altération des écosystèmes et des habitats, les effets du changement climatique.

Fort de ce constat, le Fonds Haïtien pour la Biodiversité appelle à une responsabilité d’action, une prise de conscience de l’urgence du moment qui passe par des actions globales et concertées avec des acteurs locaux et internationaux. La biodiversité n’est pas une question strictement environnementale, elle est intimement liée à l’économie, à la société, à la politique et à la technologie. Le FHB plaide en faveur des mesures concrètes comme le maintien des ressources écologiques, la diversité génétique, la préservation des habitats encore en bonne santé et la mise en place de bons systèmes de gestion.

En 2025, le FHB incarne l’espoir, la stabilité et la détermination à protéger le pays, à assister ses habitants et à préserver ses richesses naturelles. L’institution refuse de céder au désespoir car elle croit en la résilience de notre peuple et se dit prête à travailler inlassablement pour que la

Biodiversité ait un avenir meilleur.

La Biodiversité d’Haïti, une source de préoccupation pour des jeunes universitaires

La diversité biologique – ou biodiversité – se définit comme étant toutes les formes de vie sur terre et les caractéristiques naturelles qu'elle présente. Cette diversité désigne la variété qui existe entre les plantes, les animaux, les micro-organismes, explique une étudiante à la faculté des sciences humaines soulignant aussi que la faune d’Haïti est estimée à plus de 2000 espèces, dont 75% sont endémiques. De nombreuses régions du pays notamment le Parc National Macaya, l’Ile de la Gonâve, de la Navase et de la Tortue, le Massif de la Hotte, présentent une biodiversité riche et unique. 36% des 5000 plantes, poursuit-elle, sont répertoriées surtout dans les aires protégées, toutes habitées par des espèces qui en tirent leurs sources de subsistance.

Toutefois, conclut-elle, « Ces dernières années, je m’inquiète pour la biodiversité de mon pays, par rapport au fait qu’elle est en chute libre et le constat est sans appel. Des animaux et des plantes disparaissent à un rythme encore jamais égalé ».

Pour cet étudiant d’une trentaine d’années, rencontré à la faculté d’Agronomie, la perte de la biodiversité menace l’existence de tous les citoyens haïtiens. Se référant à un rapport des nations-Unies pour mieux s’exprimer sur les bienfaits de la biodiversité, ce trentenaire souligne qu’à l’échelle mondiale, la diversité biologique offre d’innombrables services. Par exemple, les poissons assurent 20 % de l’apport protéique à environ trois milliards de personnes, plus de 80 % de l’alimentation des êtres humains est assurée par des plantes et près de 80 % des habitants des zones rurales des pays en développement ont recours aux médicaments traditionnels à base de plantes pour les soins de base.

Malgré les différents progrès observés dans le monde grâce à la technologie, insiste-t-il, l’espèce humaine dépend entièrement d'écosystèmes sains et dynamiques pour l’eau, la nourriture, les médicaments, les vêtements, le carburant, l’énergie, entre autres.

C’est ce qui explique, pour finir, avance-t-il, que des milliards sont investis dans la diversité biologique chaque année pour le respect, la protection et la restauration de cette richesse naturelle. Mais, se désole-t-il, d’un ton sombre et regrettable, faisant référence à  sa terre natale, peu se soucient de la biodiversité d’Haïti et c’est là ma plus grande déception, a-t-il ajouté.

Assise au côté de son ami qui vient d’émettre son opinion et intéressée par la question, cette étudiante en troisième année, est ravie, pour sa part, de partager sa connaissance sur le sujet en commençant par présenter le tableau de la classification de certaines espèces. Les oiseaux, illustre-telle, se varient entre 245 et 260 types connus dont 31 espèces endémiques. 84 se trouvent à la Gonâve et 47 à l’île de la Tortue. En ce qui concerne les poissons, parmi les 932 races catégorisées, la plupart sont marines dont une endémique, la Coralbrotula Ogilbichthys haitiensis. Qui plus est, un total de 8 espèces endémiques sont classées à l’étang de Miragoâne y compris à Ichtyofaune dans les écosystèmes d’eau intérieure où 41 poissons d’eau douce, de nature différente, sont recensés, incluant la native anguille américaine, Anguilla rostrata dont 11 parmi eux sont des espèces endémiques et appartiennent toutes à la famille Poecillidae et à l’ordre des Cyprinodontiformes.

Du côté des mammifères, poursuit-elle, avec fougue et détermination, 3 catégories sont enregistrées. Il s’agit du Plagiodontia aedium (Zagouti), Solenodon paradoxus wordii (Musaraigne au Nez long) et le Lamantin des Antilles, un mammifère marin que l’on retrouve dans la plupart des Antilles dont Haïti, qui compte 18 espèces de chauve-souris. Et pour terminer le classement, l’étudiante de 29 ans, met l’accent sur les reptiles qui sont sont au nombre de 120 dont 3 couleuvres de boas differents ; Epicrates fordi, Epicrates gracilis et Epicrates striatus, 5 tortues marines, 2 tortues d‟eau douce, 2 formes d’iguane terrestre et quelques 500 crocodiles américains.

Haïti jouit d’une richesse exceptionnelle en matière de biodiversité, explique avec fierté la jeune agronome, qui révèle que son rêve le plus cher est de se spécialiser dans la diversité biologique de son pays. Par contre, regrette-t-elle, vu ce concept pratiquement méconnu de la plupart des autorités haïtiennes qui éprouvent des difficultés à, d’une part, l’appréhender de manière holistique, et d’autres parts, à mettre en place un plan global qui l’inclut à juste titre dans divers projets politiques, elle craint que son rêve ne voit pas le jour.

Un dernier point de vue, recueilli de la part d’un jeune licencié en sciences de l’éducation et détenteur d’une maîtrise en sciences de l’environnement, voit la diversité biologique, plus connue sous sa forme contractée de biodiversité, de manière plus approfondie. Au-delà de la grande diversité spécifique d’Haïti qui s’explique par ses écosystèmes, le pays compte six écorégions qui renseignent sur la diversité des zones de vie : la forêt humide, la forêt sèche, la forêt de pins, les mangroves, les zones humides et l’écorégion marine. Des richesses environnementales qui sont indispensables au bien- être et à la santé des êtres humains. Car, rappelle-t-il, toutes les sociétés et cultures de notre planète dépendent de l'utilisation d'une nature diversifiée. Une grande biodiversité augmente la stabilité et l’adaptabilité de la biosphère face aux modifications des conditions de l’environnement.

Néanmoins, a-t-il insisté, des institutions locales qui travaillent dans le secteur doivent prendre des dispositions en vue d’organiser des campagnes de sensibilisation, des séances de formation pour convaincre les citoyens, peu importe son rang social, sur la nécessité de conserver et de préserver, la biodiversité.

Je félicite, dit-t-il, Le Fonds Haïtien pour la Biodiversité qui l’a déjà fait et devra également continuer à le faire. Le FHB doit s’imposer davantage comme un défenseur de la diversité biologique du pays et aussi, se tailler une place de choix en tant que dernier rempart qui lutte pour faire respecter les réserves biologiques et écologiques du pays.

« Je suis préoccupé, déclare-t-il, en tant que jeune formateur, mais je crois fermement que le FHB s’érigera, je le redis, en défenseur de la diversité biologique du pays »

Signature de Quatre Protocoles d’Accord de Subvention par le Fonds Haïtien pour la Biodiversité

Le Fonds Haïtien pour la Biodiversité (FHB) a marqué une étape clé dans la protection de l’environnement en Haïti. Le 9 août 2024, il a signé quatre accords de subvention totalisant 340 000 dollars avec trois organisations locales et le Collège Universitaire de la Roumanie (CUROM). Ces fonds, sélectionnés par un comité scientifique indépendant, financeront des projets importants pour la conservation de la biodiversité et la préservation des écosystèmes haïtiens.

Le FHB joue un rôle clé dans la préservation de l'environnement en Haïti, soutenant les initiatives locales tout en améliorant les conditions de vie des communautés. Les subventions attribuées par appels à projets visent à restaurer les écosystèmes naturels et à renforcer les capacités locales. Ces actions se concentrent sur la protection de la biodiversité et la création de moyens de subsistance durables.

Signature de Quatre Protocoles d'Accord de Subvention par le Fonds Haïtien pour la Biodiversité

Le Fonds Haïtien pour la Biodiversité (FHB) a marqué une étape clé dans la protection de l’environnement en Haïti. Le 9 août 2024, il a signé quatre accords de subvention totalisant 340 000 dollars avec trois organisations locales et le Collège Universitaire de la Roumanie (CUROM). Ces fonds, sélectionnés par un comité scientifique indépendant, financeront des projets importants pour la conservation de la biodiversité et la préservation des écosystèmes haïtiens.

Les projets retenus proposent des solutions locales aux grands défis de l'heure, Ils illustrent l'approche spécifique du FHB. Voici un résumé des initiatives sélectionnées.

À Baie Dumesle, à Saint-Louis du Sud, Recef Group lancera un projet innovant pour préserver les écosystèmes de mangroves. Ces zones protègent les côtes de l'érosion et des tempêtes et hébergent une biodiversité riche.

Le projet vise à restaurer les mangroves endommagées, renforcer la résilience des écosystèmes côtiers et sensibiliser la communauté, notamment par des formations et des actions locales.

Projet présenté par Recef Group

Projet présenté par Haiti Survie

À Anse-à-Foleur, l'Association Haïti Survie lancera des initiatives pour restaurer la biodiversité en ciblant la dégradation des habitats naturels vitaux pour certaines espèces endémiques. Le projet allie conservation et développement communautaire, en proposant des revenus alternatifs comme l'apiculture et l'écotourisme, afin de diminuer la pression sur les ressources naturelles et améliorer la vie des habitants.

Le projet de GADEL à Port-de-Paix vise la gestion durable de la forêt de mangroves de Haut-Fourneau, un site essentiel pour préserver la biodiversité marine et côtière. En plus de restaurer les zones endommagées, le projet mettra en œuvre un système de surveillance écologique pour suivre l’état des mangroves sur le long terme. Des formations seront également offertes aux pêcheurs et agriculteurs locaux concernant des pratiques durables, afin de protéger les ressources tout en garantissant leur subsistance

Projet présenté par Gadel

Projet présenté par le Collège Universitaire de la Roumanie

Le CUROM va jouer un rôle prépondérant dans le développement des compétences en gestion de l’environnement, en construisant une salle virtuelle pour des formations. Ce projet lancera un programme de formation diplômante pour les étudiants haïtiens et internationaux. L’objectif est de renforcer les connaissances sur les problèmes écologiques en Haïti et de former de futurs leaders environnementaux capables de proposer des solutions innovantes aux défis climatiques et à la dégradation des écosystèmes.

Une cérémonie avec l’engagement des partenaires internationaux

La signature de ces protocoles d'accord s'est faite en présence de partenaires financiers importants, comme l'Agence Française de Développement, la Banque Mondiale et la Kreditanstalt für Wiederaufbau, soulignant la reconnaissance internationale des efforts du FHB pour protéger l'environnement en Haïti. Le soutien constant de The Nature Conservancy et l'appui stratégique du Ministère de l’Environnement ont également permis de créer un fonds de dotation, pierre angulaire financière de ce programme de subvention

À cette cérémonie, les délégués de l'AFD et de la Banque Mondiale ont loué la qualité des projets sélectionnés et exprimé leur enthousiasme pour l'impact prévu sur la protection des écosystèmes et l'amélioration des conditions de vie des communautés locales.

Pour en savoir plus sur les projets financés par le FHB et sur les prochaines opportunités de subvention, visitez notre site web à l’adresse : https://biodiversite.ht, ou contactez-nous directement à notre bureau de Port-au-Prince, situé au 9 impasse Janvier, Musseau.

Vers un Programme de subventions pour l’environnement et la biodiversité – une première en Haïti

Le 11 mai 2023, le Fonds Haïtien pour la Biodiversité (FHB) a franchi une étape historique dans la lutte contre la perte de biodiversité en lançant officiellement un programme de subventions révolutionnaire. Cet événement mémorable a été marqué par la signature d’un accord de subvention historique avec une organisation utilisant une approche novatrice aux problèmes de biodiversité. Avec plus de 200 000 dollars de financement, cette initiative témoigne de l’engagement sans faille du FHB à soutenir et à promouvoir des projets visant à résoudre les défis environnementaux critiques. 

Au cœur de notre mission réside la conviction profonde que l’innovation et la collaboration sont les clés pour surmonter les défis environnementaux. Ainsi, le FHB a conçu un programme de subventions pour encourager les esprits créatifs et les entrepreneurs qui cherchent à apporter des solutions révolutionnaires à la perte de biodiversité. Ce programme pionnier offre un soutien financier initial pour encourager les projets novateurs et favoriser un changement positif à grande échelle. 

Lors de la cérémonie de lancement, le FHB a signé un accord de subvention avec l’Initiative pour l’Environnement Intégré en Haïti (IEDIH). Cette institution visionnaire se distingue par son engagement à trouver des solutions novatrices et durables aux problèmes de biodiversité. Grâce à cette subvention, IEDIH pourra poursuivre ses efforts pour préserver et restaurer les écosystèmes menacés, en mettant l’accent sur la biodiversité et le développement durable. 

FHB a profité de ce lancement pour rappeler que la protection de la biodiversité est une responsabilité collective. Le programme de subventions vise à encourager d’autres innovateurs, chercheurs, entrepreneurs et organisations à s’impliquer activement dans la préservation de notre patrimoine naturel. En investissant dans des projets, le FHB espère inspirer d’autres initiatives similaires et créer un réseau dynamique de partenaires engagés, tout en visant à créer une synergie entre les esprits créatifs, les investisseurs, les chercheurs et les décideurs afin de catalyser des solutions novatrices et efficaces pour résoudre les problèmes liés à la préservation de la biodiversité. 

 En cette occasion historique, nous appelons à une action concertée de la part des gouvernements, des entreprises et des citoyens du monde entier. La perte de biodiversité est un enjeu urgent qui exige une mobilisation collective et des efforts soutenus. Chacun d’entre nous a un rôle à jouer, que ce soit par des actions individuelles ou en soutenant des initiatives novatrices. 

Notre programme de subventions n’est qu’un premier pas vers un engagement plus vaste en faveur de la préservation de la biodiversité. Le FHB prévoit d’étendre et de renforcer ce programme au fil du temps, en recherchant activement des partenariats stratégiques et des collaborations avec d’autres acteurs clés du secteur environnemental. Ensemble, nous pouvons transformer les défis environnementaux en opportunités d’innovation, en favorisant une économie circulaire et en préservant les écosystèmes essentiels à la survie de notre planète. Rejoignez-nous dans cette cause vitale pour un avenir où la biodiversité prospère et où notre environnement est préservé.