Plan de gestion des Aires protégées

Le complexe Baradères-Cayemites est une aire protégée du Sud-Ouest d’Haïti. Il est situé entre les départements des Nippes et la Grand’Anse et s’étend sur une superficie de près de 890 Km2 de Petit Trou de Nippes jusqu’à Corail avec une partie marine et une partie terrestre.  Cette dernière est limitée au Sud par les sections communales Tibi Davesac et Champlois de la commune de Camp-Perrin, Melon et Dory de Maniche, Laroque de Cavaillon, Plaisance et Anse à Pins de Plaisance du Sud et Liève de Petit Trou de Nippes, au Nord par la péninsule Grand Boucan-Baradères, la zone côtière de Petit Trou de Nippes, Ile Cayemites, les côtes de Pestel et de Corail, à l’Est par les communes d’Arnaud et Anse-à-Veau et à l’Ouest par les communes de Roseaux et Beaumont proche de l’extrémité Est du Parc Macaya.  Voir l’image ci-dessous.

Le complexe dispose par endroits d’importantes formations de mangroves. Cet écosystème, riche en biodiversité a un fort potentiel de services écosystémiques.

Cependant, l’économie de la région étant essentiellement basée sur l’agriculture de subsistance, il y a une forte pression sur les ressources naturelles.  La coupe des arbres reste l’une des activités les plus importantes pour la population.  Il s’en suit une dégradation importante des bassins versants.  L’érosion du sol en amont causée par les pluies et la forte déforestation facilitent le dépôt de divers sédiments dont les déchets en matière plastique ajoutés aux effets du changement climatique contribuent à l’affaiblissement et la dégradation des écosystèmes de mangroves.

En 2010, les quelque 190 pays membres de la Convention sur la diversité biologique (CDB) de l’ONU ont adopté 20 mesures, les objectifs d’Aichi, pour stopper l’érosion de la biodiversité.  Dans le cadre de ce plan 2010-2020, les membres de la CDB s’étaient engagés de « mettre un terme à l’appauvrissement de la diversité biologique, afin de s’assurer que les écosystèmes soient résilients et continuent de fournir des services essentiels.

Les objectifs d’Aichi répondaient à cinq grands buts stratégiques :

  1. Gérer les causes sous-jacentes de l’appauvrissement de la diversité biologique,
  2. Réduire les pressions directes,
  3. Améliorer l’état de la diversité biologique,
  4. Renforcer les avantages retirés » de la biodiversité
  5. Renforcer la mise en œuvre de la protection de la nature.

Haïti s’est engagé à atteindre ces objectifs chiffrés concernant la création et la gestion d’aires protégées sur son territoire.

En conséquence, Haïti s’est joint, en 2016, au Caribbean Challenge Initiative (CCI) dont l’un des buts est de « mettre en place des mécanismes de financement fiable à long terme pour assurer la gestion durable des aires marines et côtières dans l’avenir ».

C’est dans ce contexte que Ces termes de référence ont été préparés par le Fonds Haïtien pour la biodiversité (FHB) qui est un fonds fiduciaire créé afin de faciliter un mécanisme de financement durable pour la protection et la valorisation des ressources naturelles et des écosystèmes.

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