La Biodiversité, un pari à gagner en 2025

Dans le sixième rapport national sur la biodiversité en Haïti qui a été publié par le Ministère de l’environnement, plus de 5 000 espèces de plantes vasculaires ont été enregistrées dans la flore d’Haïti dont 36 % sont endémiques. On retrouve 300 espèces d’orchidées, 330 espèces de rubiacées, 600 espèces de fougères, 3 espèces de conifères, dont le Pinus occidentalis et 14 243 ha de mangroves.

Au total, 13 aires protégées représentant 6,2 % du territoire soit une superficie de 173569 ha sont recensées dans la législation du pays. Près de 2 000 espèces animales se trouve dans la faune dont 75 % sont endémiques, avec 900 espèces de poissons, 3 espèces de mammifères, 120 espèces de reptiles et 58 espèces d’amphibiens dont 49 sont en voie d’extinction. En plus des formations les plus importantes d’Estère (8 940 ha) et de Caracol (3 990 ha), il existe une réserve vierge dans l’Artibonite : Exutoire du Salé Flood Way.

Des données sur la richesse de la diversité biologique, un patrimoine naturel, qui fait d’Haïti l’un des pays les plus riches dans la région caraïbéenne. Grâce à la variété et à la diversité de ces écosystèmes qui regorgent un ensemble d’espèces animales et végétales endémiques répartis à travers les six écorégions notamment les forêts humides, sèches et des Pins, les mangroves, entre autres, plusieurs espèces de faune, de flore et de microorganismes abondent dans le pays.

Toutefois, cette biodiversité dont notre survie en dépend, ne cesse de se détériorer. La surexploitation des ressources forestières (Parc La visite, Parc Macaya et forêt des Pins) et halieutiques, la coupe excessive et remblaiement des zones de mangroves, le manque d’éducation, la mauvaise gouvernance, autant de facteurs liés aux mauvaises pratiques de nature humaine qui fragilisent la biodiversité y compris ceux qui sont environnementaux comme la pollution, la mauvaise gestion des déchets, la fragmentation et l’altération des écosystèmes et des habitats, les effets du changement climatique.

Fort de ce constat, le Fonds Haïtien pour la Biodiversité appelle à une responsabilité d’action, une prise de conscience de l’urgence du moment qui passe par des actions globales et concertées avec des acteurs locaux et internationaux. La biodiversité n’est pas une question strictement environnementale, elle est intimement liée à l’économie, à la société, à la politique et à la technologie. Le FHB plaide en faveur des mesures concrètes comme le maintien des ressources écologiques, la diversité génétique, la préservation des habitats encore en bonne santé et la mise en place de bons systèmes de gestion.

En 2025, le FHB incarne l’espoir, la stabilité et la détermination à protéger le pays, à assister ses habitants et à préserver ses richesses naturelles. L’institution refuse de céder au désespoir car elle croit en la résilience de notre peuple et se dit prête à travailler inlassablement pour que la

Biodiversité ait un avenir meilleur.

Publié le: 15 mars 2025
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